Exposition-rendu des travaux des étudiant·es de Semestre 8 – Domaine Transitions / Atelier « Ce que l’architecture doit tout sol » sous la responsabilité de Marie Clément
16 – 28 juin 2026
EPA Saint-Etienne 23, rue Honoré de Balzac – Saint-Étienne
Vernissage mardi 16 juin à 18:30
Entrée libre
L’eau est un régime de collaboration entre l’homme et la terre.
L’eau, qui tombe du ciel, dors dans les nappes phréatiques, jaillit des sources, se fige en glacier, coule dans les talwegs, inonde les plaines alluviales, précède toute civilisation et la fonde. Les artefacts pour la conduire, la stocker, la contenir ou la traiter, l’utiliser à des fins diverses sont multiples et constituent autant de manières de faire société, territoire et ville. De nombreux dispositifs architectoniques ont été élaborés contre ou avec l’eau, mais toujours d’après l’eau – que ce soit pour la capturer ou pour l’éloigner. Les corniches, génoises, chéneaux, gouttières, acrotères, rejingots, et autres parements de façade, sont autant d’éléments qui constituent ce avec quoi se fabrique l’architecture.
L’inventivité et l’efficacité de ces systèmes, qu’il s’agisse de la gestion du territoire ou de l’édifice, expriment le rapport que notre civilisation a entretenu avec l’eau. Pourtant, dans notre monde contemporain mécanisé et mondialisé, l’eau est invisibilisée et marchandisée, mais aussi tellement polluée, perturbant durablement les écosystèmes. Aujourd’hui, les enjeux liés à l’eau concernent toutes les disciplines qui s’inquiètent de l’environnement bâti et habité, dont l’architecture et l’urbanisme.
Dans le travail exposé ici par sept étudiantes et étudiants de Master 1 de l’ENSASE, l’eau est centrale : quelle place peut prendre le ruissellement, le stockage de l’eau et ses usages dans l’environnement urbain ? Comment faire de cela des programmes d’architecture ? Comment penser la ville par ces prismes ?
La ville est celle de Saint-Étienne. La méthode à l’œuvre s’empare de ce que a juriste Mireille Delmas-Mart appelle : L’insurrection de l’imaginaire. Les travaux présentés sont des récits, proches de possibles, utopiques ou dystopiques.Tous mettent en perspective l’eau comme problématique collective et proposent des pistes de réflexion grâce à des analyses sérieuses et une inventivité fertile.
Contact
Jessica Auroux
Directrice de la diffusion de la culture architecturale
courriel
Tel. 04 77 42 35 48



