EXPOSITION EREVAN

EREVAN « Le projet architectural comme outil de développement urbain »
14 - 23 JUIN 2017
salle d’exposition de l’ENSASE

VERNISSAGE
MER 14 JUIN A 18H

1 partenariat
2 écoles
13 nationalités
Une langue commune : L’ Architecture

Avec le soutien de la Région Auvergne Rhône-Alpes, l’ENSASE a crée des liens pédagogiques avec l’Université nationale d’architecture et de construction d’Erevan en Arménie sur la base d’une coopération bilatérale en semestre 8 dans le cadre de l’atelier Réhabilitation – Habitat – Développement sous la responsabilité pédagogique de André Solnais et Rafi Bedrossian.
Il s’agit pour les étudiants arméniens et français de répondre à un programme de réhabilitation / reconversion d’un immeubles de logements de la période moderne, en intégrant les problématiques de mutations énergétiques, d’économie foncière, de qualité de l’espace habité, de composition urbaine avec pour socle commun un ancrage sur les problématiques de réorientation des savoirs et de la pratique des architectes liés à la prise de conscience environnementale, durable et responsable.

Cette année les étudiants ont travaillé sur la carcasse inachevée d’un immeuble bordant le Sud de la place David de Sassoun.
Ce site en devenir, à l’interface des différents scénariis possibles de développement de la ville est de loin le plus intéressant que nous ayons eu à traiter ces dernières années.
Les étudiants y ont appris que : la pertinence d’un projet architectural réside moins dans sa forme, son style, la composition et l’ordonnancement de son plan ou de sa façade, que dans la relation dialectique que celui-ci entretient avec son contexte et qui, de fait, caractérise l’architecture.
Que le bâtiment soit en tôle ou en tuf, de facture contemporaine ou néo -classique, n’a finalement que peu d’importance.
À travers cet exercice les étudiants ont mesuré :
- Comment ce bâtiment éminemment stratégique pouvait ou ne pouvait pas fabriquer la place de la gare qui le borde,
- Quels dialogues et quelles hiérarchies celui-ci pouvait entretenir avec la gare,
- Comment une ville radio concentrique comme Erevan pouvait concevoir son développement futur selon un axe nord/sud émanant du plan de Tamanian et indexé sur le mont Ararat, ou par strates transversales d’extension naturelles du centre ville,
- Comment la gare aujourd’hui en sommeil écrivait l’histoire de la situation géopolitique de l’Arménie d’aujourd’hui, mais demain ?
- Comment ce site véritable noeud névralgique articulait une possible et hypothétique entrée sud de la ville avec un axe est/ ouest tendu d’un lac à l’autre et connectant à l’est la citadelle d’Erebuni et à l’ouest ,l’aéroport par métro prolongé, conférant au site une vocation touristique et multimodale,
- Comment l’implantation de la statue de David de Sassoun fonctionnait comme la clef de lecture de l’ensemble,
- Et enfin, comment la dérive du plan de Tamanian avait rendu illisible l’intention de son auteur engendrant les dysfonctionnements observés aujourd’hui.
Les étudiants ont découvert à travers les dessins de l’architecte A. Ashot, comment la figure tutélaire du mont Ararat , même invisible depuis la place, présidait à sa destinée.
Les enseignants, André Solnais et Rafi Bedrossian on tenté de faire partager aux étudiants, leur conviction, que la qualité première d’une architecture est l’écoute, le respect et la retenue face à une situation donnée afin qu’un nouvel élément intrusif et perturbateur d’un équilibre spatial et humain préexistant puisse recréer un nouvel équilibre en symbiose avec son contexte.

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